Avez bon mary?

Pierre Passereau (ante 1509-post 1547): Il est bel et bon, chanson a 4 voci. Ensemble «Clément Janequin».
Di Pierre Passereau non si sa pressoché nulla, ma Il est bel et bon è un capolavoro.

Il est bel et bon, commère, mon mari.
Il estoit deux femmes toutes d’ung pays
Disanst l’une à l’aultre: «Avez bon mary?»
Il ne me courrousse, ne me bat aussy.
Il faict le mesnaige,
Il donne aux poulailles,
Et je prens mes plaisirs.
Commère, c’est pour rire
Quand les poulailles crient:
Petite coquette, co co co co dae, qu’est ce-cy?


Ensemble «Clément Janequin»

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Poires d’angoisse


Claudin de Sermisy (c1490-13 ottobre 1562): Au joly boys, chanson a 4 voci. Ensemble «Clément Janequin».

Au joly boys, en l’ombre d`ung soucy,
M’y fault aller pour passer ma tristesse,


Remply de dueil d’ung souvenir transy,
Menger m’y fault maintes poires d`angoisse,


En ung jardin remply de noires flours
De mes deux yeulx feray larmes et plours.


Fy de lyesse et hardiesse! Regret m’oppresse,
Puis que j’ay perdu mes amours.


Las! trop j`endure, Le temps m’y dure, Je vous asseure:
Soulas, vous n’avez plus de cours!

Belle cose bellicose

Clément Janequin (c1485-1558): la Guerre (la Bataille de Marignan), chanson a 4 voci (1555). Ensemble «Clément Janequin».
La partitura è interessantissima: leggendola e insieme ascoltando il brano, sono tutte da gustare le numerose onomatopee 🙂
Ecco il testo, per chi non sa (o non vuole) leggere la musica:

1ère partie:
Escoutez, tous gentilz Galloys,
La victoire du noble roy Françoys.
Et orrez, si bien escoutez,
Des coups ruez de tous costez.
Phiffres, soufflez,Frappez.
Tambours toujours!
Aventuriers, bons compagnons,
Ensemble croisez vos bastons.
Bendez soudain, gentils Gascons.
Nobles, sautez dans les arçons,
La lance au poing hardiz et prompts,
Comme lyons!
Haquebutiers, faites vos sons!
Armes bouclez, frisques mignons.
Donnez dedans! Frappez dedans!
Alarme, alarme.
Soyez hardiz, en joye mis.
Chacun s’assaisonne,
La fleur de lys,
Fleur de haut pris,
Y est en personne.
Suivez Françoys,
Le roy Françoys,
Suivez la couronne!
Sonnez trompettes et clarons,
Pour resjouyr les compagnons.

2ème partie:
Fan fre le le,
Fan fan feyne,
Fa ri ra ri ra,
A l’étendard,
Tous avant,
Boutez selle,
gens d’armes à cheval,
Frere le le fan fan.
Bruyez, tonnez,
Bombardes et canons,
Tonnez gros couteaux et faulcons,
Pour secourir les compagnons.
Von pa ti pa toc,
Ta ri ra ri ra ri ra reyne,
Pon, pon, pon, pon,
Courage, courage,
Donnez des horions.
Chipe, chope, torche, lorgne,
Pa ti pa toc,
Tric, trac zin zin,
Tue! à mort ; serre,
Courage prenez,
Frappez, tuez.
Gentils galants, soyez vaillants,
Frappez dessus, ruez dessus,
Fers émolus, chiques dessus,
Alarme, alarme!
Ils sont confus, ils sont perdus,
Ils montrent les talons.
Escampe toute frelore,
La tintelore,
Ils sont défait.
Victoire au noble roy Françoys,
Escampe toute frelore bigot.



Andrea Gabrieli (c1533-1585): Aria della battaglia per sonar d’istrumenti da fiato (pubbl. 1590), trascrizione della chanson di Janequin. Symposium musicum, dir. Miloslav Klement.


La battaglia di Marignano, passata alla storia come «battaglia dei giganti», ebbe luogo cinquecento anni fa, dal 13 al 14 settembre 1515.
Urs Graf

L’homme armé VI

Pierre de La Rue (c1452-1518): Missa L’homme armé a 4 voci. Ensemble «Clément Janequin».

La Rue è uno dei più formidabili contrappuntisti della sua generazione – che è poi quella di Josquin des Prez, Heinrich Isaac e Jacob Obrecht. Sul suo conto si leggono in rete molteplici inesattezze, specialmente per quanto riguarda la sua permanenza alla «corte borgognona»; in realtà, per gran parte della propria esistenza fu attivo presso gli Asburgo, i quali avevano acquisito alcuni degli ex domini di Carlo il Temerario grazie al matrimonio di Massimiliano I con la figlia del defunto duca, Maria, celebratosi pochi mesi dopo la fatale battaglia di Nancy: tali possedimenti non compren­devano la Borgogna vera e propria, nella quale aveva subito affondato gli artigli Luigi XI di Francia, bensì una regione corrispondente all’incirca all’attuale Franca Contea, e soprattutto quei territori settentrionali che per brevità chiameremo Fiandre, prediletti dal Temerario il quale, anni prima, vi aveva fissato la propria residenza principale.
Pierre de La Rue fu dunque al servizio di Massimiliano I, quindi soggiornò per breve tempo alla corte dei sovrani di Castiglia, Filippo I (figlio dell’imperatore e di Maria di Borgogna) e Giovanna (poi detta la Pazza), e infine fu attivo presso Margherita d’Austria, sorella di Filippo, che era stata inviata dal padre nelle Fiandre quale governatrice. Margherita è un personaggio molto interes­sante, degna nipote di cotanto (e temerario) nonno: tornerò a occuparmene in futuro.

A Pierre de La Rue è attribuita anche una seconda messa sulla melodia dell’homme armé, sempre a 4 voci, pervenutaci manoscritta e, al momento attuale, mai incisa su disco.



Le altre puntate:

De ce cornet le son


Clément Janequin (c1485-1558): Ventz hardis et légiers, chanson a 4 voci (1552). Ensemble «Clément Janequin».

Ventz hardis et légiers,
soyez moy messagiers,
Portez ou est m’amye
De ce cornet le son,
Elle trouvera bon
Par sus toute harmonie.
Tron tron tron…
Que cela signifie
Tron tron tron…
A elle mon retour.
Tron tron tron…
Dictes luy que ma trompe
Son désir point ne trompe
Et qu’y seray ce jour.
Tron tron tron…

Martin menoit

Clément Janequin (c1485-1558): Martin menoit son pourceau au marché, chanson a 4 voci (1535); testo di Clément Marot. Ensemble «Clément Janequin».

Martin menoit son pourceau au marché,
avec Alix qui en la plaine grande
pria Martin de faire le péché
de l’ung sur l’aultre, et Martin luy demande:
“Et qui tiendroit nostre pourceau, friande?”
“Qui, dist Alix, bon remede il y a”.
Lors le pourceau à sa jambe lya.
Et Martin juche qui lourdement engaine.
Le porc eut peur et Alix s’escria:
“Serre Martin, nostre pourceau m’entraine”.


Andrea Gabrieli (c1533-1585): Canzon francese detta Martin menoit a quattro voci di Ianequin. Konstantin Gleb Davydov, organo di Domenico di Lorenzo da Lucca (1509-1521) della Basilica della Santissima Annunziata in Firenze.


Il estoit une fillette



Clément Janequin (c1485-1558): Il estoit une fillette, chanson a 4 voci (1540). Ensemble «Clément Janequin» (sopra) e Quatuor vocal Le Plisson.

Il estoit une fillette
qui voulait scavoir le jeu d’amour.
Un jour qu’elle estoit seulette,
je luy en appris deux ou trois tours.
Après avoir senty le goust
elle me dit en soubzriant:
“Le premier coup me semble lour
mais la fin me semble friant”.
Je luy dit “Vous me tentez”,
elle me dit “recommencez!”
Je l’empoigne, je l’embrasse, je la fringue fort.
Elle crie “Ne cessez!”
Je lui dis “Vous me gastez,
Laissez moy petite garce, vous avez grant tort”.
Mais quand ce vint a sentir le doulx point
vous l’eussiez veu mouvoir si doulcement
que son las cueur luy tremble fort et poingt
mais dieu merci c’estoit un doulx tourment.