Mon las coeur s’en va mourir

Claudin de Sermisy (c1490 - 13 ottobre 1562): Secourez moy, chanson a 4 voci (pubblicata nella raccolta Trente et sept chansons musicales a quatre parties, 1531); testo di Clément Marot. Ensemble «Clément Janequin».

Secourez-moi ma dame par amours
Ou autrement la mort me vient quérir.
Autre que vous ne peut donner secoursv
À mon las coeur lequel s’en va mourir.
Hélas, hélas, venez tôt secourir
Celui qui vit pour vous en grand tristesse,
Car de son coeur vous êtes la maîtresse.


Altre composizioni di Claudin de Sermisy in questo blog:

Il ricordo di te

Clément Janequin (c1485 - 1558): Quand contremont verras retourner Loyre, chanson a 4 voci (pubblicata nell’antologia Livre 6: XXV chansons nouvelles, 1550, n. 1). Ensemble «Clément Janequin».

Quand contremont verras retourner Loyre,
Et ses poissons en l’air prendre pasture,
Les corbeaux blancs laissant noire vesture,
Alors de toy n’aurai plus de mémoire.


Un dolce tormento

Clément Janequin (c1485 - 1558): Il estoit une fillette, chanson a 4 voci (pubblicata nell’antologia Le Parangon des chansons, Livre 9, 1541, n. 14). Ensemble «Clément Janequin».

Il estoit une fillette
qui voulait scavoir le jeu d’amour.
Un jour qu’elle estoit seulette,
je luy en appris deux ou trois tours.
Après avoir senty le goust
elle me dit en soubzriant:
«Le premier coup me semble lour
mais la fin me semble friant».
Je luy dit «Vous me tentez»,
elle me dit «Recommencez!»
Je l’empoigne, je l’embrasse, je la fringue fort.
Elle crie «Ne cessez!»
Je lui dis «Vous me gastez,
Laissez moy, petite garce, vous avez grant tort».
Mais quand ce vint à sentir le doulx point
vous l’eussiez veu mouvoir si doulcement
que son las cueur luy tremble fort et poingt,
mais dieu merci c’estoit un doulx tourment.


La chanson del ‘500 ha una certa importanza anche per quanto riguarda la musica… strumentale. La quale per tutto il corso del Medioevo non aveva avuto una propria autonomia: gli strumenti erano sempre utilizzati di supporto al canto, raddoppiando le voci (questo avviene quando una voce e uno strumento eseguono la stessa melodia) oppure sostituendone qualcuna in caso di necessità. Poi, in epoca rinascimentale, alcuni strumentisti particolarmente abili (oggi diciamo virtuosi), segnatamente liutisti e clavicembalisti/organisti, cominciarono a trascrivere per il proprio strumento le chanson francesi più in voga: la prassi si diffuse un po’ dovunque – in Italia grazie a maestri come Francesco da Milano, liutista, e Andrea Gabrieli – dando inizio alla storia della musica strumentale vera e propria.
Alcune chanson trascritte per ensemble strumentale si trovano poi nel famoso Terzo Libriccino di musica (Danserye) pubblicato a Anversa nel 1551 da Tielman Susato, contenente un’ampia antologia di musiche per la danza; fra queste v’è appunto Il estoit une fillette di Janequin:

Tielman Susato (c1510/15 - c1570), da Janequin: Den VII Ronde: Il estoit une fillette eseguita da un quartetto di cromorni. Membri della Camerata Hungarica, dir. László Czidra.
Il cromorno, in italiano detto anche cornomuto torto, è uno strumento a ancia doppia incapsulata: appartiene dunque alla famiglia degli oboi.

La mugnaia di Vernon

Clément Janequin (c1485 - 1558): La meunière de Vernon, chanson a 4 voci (1551). Ensemble «Clément Janequin».

La meunière de Vernon,
tire tire tire ton,
don don don,
Elle est mignonne et gorrière,
Et si elle est, ce dit-on,
tire tire tire ton,
don don don,
De bien aimer coutumière.

Un jour tout à l’environ
d’une saussaie et rivière,
Un beau jeune compagnon
D’amour lui fit la prière.

Lors la baisant le mignon
Se prit à lui faire chère
Puis s’assit en son giron
De bonne grâce et manière.


Non oso dirlo

Pierre Certon (c1510/20 - 1572): Je ne l’ose dire, chanson a 4 voci (pubblicata nel Tiers Livre contenant xxviii Chansons nouvelles…, Attaingnant, Parigi, 1540). Sono tante le interpretazioni disponibili in rete, ve ne propongo una piccola antologia:

  • Ensemble D.E.U.M.
  • Ring Around Quartet
  • Cantoria Sine Nomine
  • The King’s Singers
  • Stockholm Chamber Brass
  • Ensemble «Clément Janequin»

La, la, la, je ne l’o…
Je ne l’o… je ne l’ose dire.
La, la, la, je le vous diray,
Et la, la, la, je le vous diray.

 Il est un homme en no ville
 Qui de sa femme est jaloux.
 Il n’est pas jaloux sans cause,
 Mais il est cocu de tout.

Et la, la, la…

 Il n’est pas jaloux sans cause,
 Mais il est cocu de tout.
 Il apreste et si la maine
 Au marché s’en va à tout.

Et la, la, la…

 Enfin, las de ce supplice,
 Le pauvre homme se pendit,
 Mais sa femme par malice
 Chez Lucifer le suivit.

Et la, la, la…

 La morale de cette histoire
 C’est qu’avant de se marier
 Il faut savoir le jour même
 Que c’est pour l’éternité.

Et la, la, la…

Le ultime due strofe non sono presenti nell’edizione originale.


Ahi!

Ninot le Petit (attivo fra il 1500 e il 1520): Mon amy m’avoit promis, chanson a 4 voci (pubblicata nell’antologia petrucciana Harmonice Musices Odhecaton, Canti C, 1504). Ensemble «Clément Janequin».

Mon amy m’avoit promis
Une si belle chainture.
Il ne me l’a poinct donnée:
Il me l’a bien chier vendue.
«Ay ay ay», dist Marion,
«Vous mi deschirez mon plichon.»


L’interpretazione dell’Ensemble «Janequin» è memorabile. YouTube ne propone anche un’altra, sempre del medesimo ensemble, registrata durante un concerto. Qui, però, i nostri amici si lasciano prendere un po’ la mano. Giudicate voi.

Avez bon mary?

Pierre Passereau (ante 1509 - post 1547): Il est bel et bon, chanson a 4 voci (pubblicata nella raccolta Vingt et huyt chansons musicalles a quattre parties, Attaingnant, Parigi, 1534). Ensemble «Clément Janequin».

Il est bel et bon, commère, mon mari.
Il estoit deux femmes toutes d’ung pays
Disanst l’une à l’aultre: «Avez bon mary?»
Il ne me courrousse, ne me bat aussy.
Il faict le mesnaige,
Il donne aux poulailles,
Et je prens mes plaisirs.
Commère, c’est pour rire
Quand les poulailles crient:
Petite coquette, co co co co dae, qu’est ce-cy?

In un’antologia della chanson del Cinquecento non può mancare questo capolavoro di Passereau (l’avevo già proposto quattro anni fa): il gioco a incastro delle imitazioni e le onomatopee con il chiocciare delle poulailles fanno di questo brano di meno di un minuto e mezzo il perfetto compendio dell’arte musicale d’Oltralpe nel XVI secolo. D’altra parte, Il est bel et bon conobbe un grande successo anche al di fuori della Francia: il commediografo e attore veneziano Andrea Calmo (c1511 - 1571) testimonia di averla udita cantare nelle calli della sua città.