Pas de Trois

Ellen Taaffe Zwilich (2016): Pas de Trois, trio per violino, violoncello e pianoforte (1983). Trio Nobile: Pedro Maia, violino; Cheuk Yan Vincent Leung, violoncello; Christina Lai, pianoforte.

I. Entrée
II. Variata e Coda [4:38]


ETZ

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Soleils de septembre

Lili Boulanger (1893 - 1918): Soleils de septembre per coro e pianoforte (1912) su testo di Auguste Lacaussade (da Poèmes et Paysages). Friederike Schorling, contralto; Orpheus Vokalensemble, dir. Michael Alber; Antonii Baryshevskyi, pianoforte.

Sous les tièdes rayons des soleils de septembre
Le ciel est doux, mais pâle: et la terre jaunit.
Dans les forêts la feuille a la couleur de l’ambre;
L’oiseau ne chante plus sur le bord de son nid.

Du toit des laboureurs ont fui les hirondelles;
La faucille a passé sur l’épi d’or des blés;
On n’entend plus dans l’air de frémissements d’ailes:
Le merle siffle seul au fond des bois troublés.

La mousse est sans parfum, les herbes sans mollesse;
Le jonc sur les étangs se penche soucieux;
Le soleil, qui pâlit, d’une tiède tristesse
Emplit au loin la plaine et les monts et les cieux.

Les jours s’abrègent ; l’eau qui court dans la vallée
N’a plus ces joyeux bruits qui réjouissaient l’air:
Il semble que la terre, et frileuse et voilée,
Dans ses premiers frissons sente arriver l’hiver.

Ô changeantes saisons! ô lois inexorables!
De quel deuil la nature, hélas! va se couvrir!
Soleils des mois heureux, printemps irréparables,
Adieu! ruisseaux et fleurs vont se taire et mourir.

Mais console-toi, terre! ô Nature! ô Cybèle!
L’hiver est un sommeil et n’est point le trépas:
Les printemps reviendront te faire verte et belle;
L’homme vieillit et meurt, toi, tu ne vieillis pas!

Tu rendras aux ruisseaux, muets par la froidure,
Sous les arceaux feuillus leurs murmures chanteurs;
Aux oiseaux tu rendras leurs nids dans la verdure;
Aux lilas du vallon tu rendras ses senteurs.

Ah! des germes captifs quand tu fondras les chaînes,
Quand, de la sève à flots épanchant la liqueur,
Tu feras refleurir les roses et les chênes,
Ô Nature! avec eux fais refleurir mon cœur!

Rends à mon sein tari les poétiques sèves,
Verse en moi les chaleurs dont l’âme se nourrit,
Fais éclore à mon front les gerbes de mes rêves,
Couvre mes rameaux nus des fleurs de mon esprit.

Sans l’ivresse des chants, ma haute et chère ivresse,
Sans le bonheur d’aimer, que m’importent les jours!
Ô soleils! ô printemps! je ne veux la jeunesse
Que pour toujours chanter, que pour aimer toujours!

Le strofe in corsivo sono omesse nella composizione di Lili Boulanger.


L’apu

Gabriela Lena Frank (26 settembre 1972): Apu, poema sinfonico (2017). Lavoro commissionato dal Carnegie Hall per la National Youth Orchestra of the United States of America (NYO-USA), che qui l’esegue sotto la direzione di Marin Alsop.
Gabriela Lena Frank è nata a Berkeley, California, da padre americano di origine ebraica lituana e madre peruviana di origine cinese.
Nelle tradizioni andine, risalenti ai tempi dell’impero incaico, l’apu è uno spirito benigno che protegge coloro che si avventurano sulle montagne.


GLF