Giornata perfetta


Claude Debussy (1862 – 1918): Jardins sous la pluie (Estampes, n. 3, 1903) interpretato dall’autore (rullo Welte-Mignon del 1912).
Il dipinto è di Leonid Afremov (1955-).
Dedicato a Noir e a Simone ūüôā


Jslp

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Berceuse h√©ro√Įque


Claude Debussy (1862 ‚Äď 1918): Berceuse h√©ro√Įque L2 140 (1914), versione per pianoforte eseguita da Samson Fran√ßois.



Versione per orchestra eseguita dal Symphonie-Orchester Radio Luxemburg diretto da Louis de Froment.


Berceuse h√©ro√Įque

Chansons de Bilitis – II

Claude Debussy (22 agosto 1862 ‚Äď 25 marzo 1918): Chansons de Bilitis, 12 brani per 2 flauti, 2 arpe e celesta L2 102 (1900-01) per accompagnare la recitazione degli omonimi poemetti di Pierre Lou√Ņs.
La partitura originale (perduta) è stata ricostruita, sulla base del materiale autografo superstite, da Pierre Boulez (1954), da Arthur Hoérée (1971) e da Rudolf Escher (1972).

  1. Chant pastoral
  2. Les comparaisons
  3. Les contes
  4. Chanson
  5. La partie d’osselets
  6. Bilitis
  7. Le tombeau sans nom
  8. Les courtisanes égyptiennes
  9. L’eau pure du bassin
  10. La danseuse aux crotales
  11. Le souvenir de Mnasidica
  12. La pluie du matin

Nel 1914 Debussy rielabor√≤ sei di questi brani (nn. 1, 7, 4, 10, 8 e 12) per pianoforte a 4 mani con il titolo Six √Čpigraphes antiques (L2 139).
Sulle Chansons de Bilitis di Debussy si trovano in rete, fra l’altro, uno studio in italiano (qui) e una dissertazione in inglese (qui).


Bilitis, illustrazione di George Barbier
Bilitis, illustrazione di George Barbier
Bilitis, illustrazione di George Barbier
Bilitis, illustrazione di George Barbier
Illustrazioni di George Barbier (1922).

Chansons de Bilitis – I

Claude Debussy (1862 ‚Äď 1918): Trois Chansons de Bilitis, 3 m√©lodies per voce e pianoforte L2 97 (1897-98) su testi di Pierre Lou√Ņs. R√©gine Crespin, soprano; John Wustman, pianoforte.

I. La Fl√Ľte de Pan: Lent et sans rigueur de rythme

Pour le jour des hyacinthies,
il m’a donn√© une syrinx faite
de roseaux bien taillés,
unis avec la blanche cire
qui est douce à mes lèvres comme le miel.

Il m’apprend √† jouer, assise sur ses genoux;
mais je suis un peu tremblante.
il en joue après moi,
si doucement que je l’entends √† peine.

Nous n’avons rien √† nous dire,
tant nous sommes pr√®s l’un de l’autre;
mais nos chansons veulent se répondre,
et tour à tour nos bouches
s’unissent sur la fl√Ľte.

Il est tard,
voici le chant des grenouilles vertes
qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais
que je suis restée si longtemps
à chercher ma ceinture perdue.


II. La Chevelure: Assez lent, très expressif et passionnément concentré [3:01]

Il m’a dit: ¬ęCette nuit, j’ai r√™v√©.
J’avais ta chevelure autour de mon cou.
J’avais tes cheveux comme un collier noir
autour de ma nuque et sur ma poitrine.

¬ęJe les caressais, et c’√©taient les miens;
et nous étions liés pour toujours ainsi,
par la même chevelure, la bouche sur la bouche,
ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.

¬ęEt peu √† peu, il m’a sembl√©,
tant nos membres étaient confondus,
que je devenais toi-même,
ou que tu entrais en moi comme mon songe.¬Ľ

Quand il eut achevé,
il mit doucement ses mains sur mes épaules,
et il me regarda d’un regard si tendre,
que je baissai les yeux avec un frisson.


III. Le Tombeau des Na√Įades: Tr√®s lent [7:00]

Le long du bois couvert de givre, je marchais;
Mes cheveux devant ma bouche
Se fleurissaient de petits glaçons,
Et mes sandales étaient lourdes
De neige fangeuse et tassée.

Il me dit: ¬ęQue cherches-tu?¬Ľ
Je suis la trace du satyre.
Ses petits pas fourchus alternent
Comme des trous dans un manteau blanc.
Il me dit: ¬ęLes satyres sont morts.¬Ľ

¬ęLes satyres et les nymphes aussi.
Depuis trente ans, il n’a pas fait un hiver aussi terrible.
La trace que tu vois est celle d’un bouc.
Mais restons ici, o√Ļ est leur tombeau.¬Ľ

Et avec le fer de sa houe il cassa la glace
De la source ou jadis riaient les na√Įades.
Il prenait de grands morceaux froids,
Et les soulevant vers le ciel p√Ęle,
Il regardait au travers.


La Fl√Ľte de Pan

Dans la for√™t des lilas blancs


Claude Debussy (1862 Р1918): La Belle au bois dormant, mélodie L 81 (1890) su testo di Vincent Hyspa. Véronique Gens, soprano; Roger Vignoles, pianoforte.

Des trous à son pourpoint vermeil,
Un chevalier va par la brune,
Les cheveux tout pleins de soleil,
Sous un casque couleur de lune.
Dormez toujours, dormez au bois,
L’anneau, la Belle, √† votre doigt.

Dans la poussière des batailles,
Il a tué loyal et droit,
En frappant d’estoc et de taille,
Ainsi que frapperait un roi.
Dormez au bois, o√Ļ la verveine,
Fleurit avec la marjolaine.

Et par les monts et par la plaine,
Monté sur son grand destrier,
Il court, il court à perdre haleine,
Et tout droit sur ses étriers.
Dormez la Belle au Bois, rêvez
Q’un prince vous √©pouserez.

Dans la forêt des lilas blancs,
Sous l’√©peron d’or qui l’excite,
Son destrier perle de sang
Les lilas blancs, et va plus vite.
Dormez au bois, dormez, la Belle
Sous vos courtines de dentelle.

Mais il a pris l’anneau vermeil,
Le chevalier qui par la brune,
A des cheveux pleins de soleil,
Sous un casque couleur de lune.
Ne dormez plus, La Belle au Bois,
L’anneau n’est plus √† votre doigt.


L 81

Léger et nerveux


Claude Debussy (1862 Р1918): Sonata per violoncello e pianoforte L 144 (1915). Maurice Gendron, violoncello; Jean Françaix, pianoforte.

I. Prologue: Lent
II. Sérénade: Modérément animé [5:02]
III. Finale: Animé. Léger et nerveux [8:52]


DebussyClaude Debussy
1862-1918