Tre quadri di vita chassidica

Ernest Bloch (24 luglio 1880 - 15 luglio 1959): Baal Shem, «Three Pictures of Chassidic Life» per violino e pianoforte (1923). Isaac Stern, violino; Alexander Zakin, pianoforte.
Trae ispirazione dal chassidismo, movimento mistico ebraico che riconosce quale maestro il rabbino polacco Israel ben Eljezer, noto come Baal Shem Tov (c1700 - 1760), e che vede nell’e­spressione musicale, nel canto e nella danza un modo di avvicinarsi a Dio.

I. Vidui (Confessione)
II. Nigun (Melodia: nello specifico, canto senza parole caratteristico del chassidismo) [3:18]
III. Simchas Torah (Gioia della Legge: danza per la festa in onore delle Sacre Scritture) [9:38]


Ernest Bloch nel 1948

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La Forqueray (un’altra)

Jacques Duphly (1715 - 15 luglio 1789): La Forqueray, rondeau in fa minore (dal Troisième Livre de Pièces de Clavecin, 1756). Gustav Leonhardt, clavicembalo.
Il primo brano intitolato a Antoine Forqueray che sia transitato da queste parti è di Couperin il Grande; può essere ascoltato qui.


Duphly, La Forqueray

Le Chant du départ

Étienne-Nicolas Méhul (1763 - 1817): Le Chant du départ (originariamente Hymne de la liberté) per voci soliste, coro e orchestra (1794) su testo di Marie-Joseph Chénier (1764 - 1811). Versione con orchestra di strumenti a fiato e timpani: Antonella Balducci, soprano; Dennis Hall, baritono; Coro e Orchestra della Radio­televisione della Svizzera italiana, dir. Herbert Handt.

Le Chant du départ (testo completo)

La victoire en chantant nous ouvre la barrière.
La liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi, la trompette guerrière
A sonné l’heure des combats.

Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d’orgueil!
Le Peuple souverain s’avance;
Tyrans descendez au cercueil.

Chant des guerriers (refrain):

La République nous appelle:
Sachons vaincre ou sachons périr.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.

Une mère de famille :

De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes:
Loin de nous de lâches douleurs!
Nous devons triompher quand vous prenez les armes:
C’est aux rois à verser des pleurs.

Nous vous avons donné la vie,
Guerriers, elle n’est plus à vous;
Tous vos jours sont à la patrie:
Elle est votre mère avant nous.

(refrain)

Deux vieillards :

Que le fer paternel arme la main des braves;
Songez à nous au champ de Mars;
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par vos vieillards;

Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.

(refrain)

Un enfant :

De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;
Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d’ans n’a point connu la vie :
Qui meurt pour le peuple a vécu.

Vous êtes vaillants, nous le sommes :
Guidez-nous contre les tyrans ;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.

(refrain)

Une épouse :

Partez, vaillants époux: les combats sont vos fêtes.
Partez, modèles des guerriers:
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes.
Nos mains tresseront vos lauriers.

Et, si le temple de mémoire
S’ouvrait à vos mânes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.

(refrain)

Une jeune fille :

Et nous, sœurs des héros, nous qui de l’hyménée
Ignorons les aimables nœuds,
Si, pour s’unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des vœux,

Qu’ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang, dans les batailles,
Ait coulé pour l’égalité.

(refrain)

Trois guerriers :

Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,
À nos épouses, à nos sœurs,
À nos représentants, à nos fils, à nos mères,
D’anéantir les oppresseurs:

En tous lieux, dans la nuit profonde,
Plongeant l’infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.

(refrain)


Méhul, Chant du départ