In ecclesiis

Giovanni Gabrieli (1557 - 12 agosto 1612): In ecclesiis, mottetto per doppio coro, strumenti e basso continuo (1608; pubblicato postumo in Symphoniae sacrae… liber secundus, 1615); testo dal Salmo XXVI (25), v. 12. Taverner Choir & Taverner Players, dir. Andrew Parrott.

In ecclesiis benedicite Domino. Alleluia.
In omni loco Dominationis benedic anima mea, Dominum. Alleluia.
In Deo salutari meo et Gloria mea.
Dominus auxilium meum et spes mea in Deo est. Alleluia.
Deus noster, te invocamus, te adoramus,
Libera nos, vivifica nos, Alleluia.
Deus, adiutor noster in aeternum. Alleluia.


In ecclesiis

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D’un geloso pensier gl’aspri tormenti

Domenico Zanatta (c1665 - 5 agosto 1748): Gelosia, cantata per voce e basso continuo (da Intrecci armonici diversi… opera quarta, 1696). Flavio Ferri-Benedetti, controtenore; ensemble Musica Fiorita, dir. Daniela Dolci.

Dimmi, amor, qual pena sia
più maggior di gelosia
ad un cor ch’ama fedel.

Ella sparge dentro al seno
il più perfido veleno
e l’ardore più crudel.

Oh, Dio, quanto tiranna è la tua legge,
o faretrato arcero,
ingiusto è il tuo comando
se a chi vive adorando
decreti che sia il fin de’ suoi contenti
d’un geloso pensier gl’aspri tormenti.

Deh, lasciami in pace,
tiranna de’ cori,
crudel gelosia.

Quest’alma si sface
tra i rigidi ardori
di tua tirannia.

Il mio servir costante,
l’esser fedel amante
fomenta maggior fiamme al seno mio
s’ancor il mio desio
mascherando di gioia i suoi martiri
scuote a rigor di pene anco i sospiri.

Oh, Dio, che acerba pena
è il viver in catena
e aver geloso il cor.

Egl’è un sì fier martire
che l’alma fa languire
in grembo del dolor.


Intrecci armonici

Ho visto il lupo

Anonimo: J’ai vu le loup, le renard, le lièvre, chanson tradizionale francese (versione borgognona). Le Poème Harmonique, dir. Vincent Dumestre.
Le origini di questa chanson, una parodia del Dies irae, risalgono probabilmente al Quattrocento.

C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.

C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.

C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.


L’altra notte, mentre salivamo il sentiero che passa vicino a casa per l’ultima passeggiata prima di andare a nanna, Puck e io abbiamo visto il lupo. È un grosso lupo nero che vive da solo nei boschi qui intorno; l’avevamo già incontrato in altre occasioni negli anni scorsi, ma mai così da vicino. Poco prima della sua comparsa Puck si è irrigidito fiutando l’aria e guardando un punto dove il sentiero passa fra vecchie case disabitate: da lì pochi istanti dopo è arrivato di gran carriera il lupo. Puck è stato molto coraggioso: prima che io potessi fare un gesto qualsiasi l’aveva già messo in fuga. Per fortuna, nessuno si è fatto male.


2019.15

Non parlatemi più d’amore

Pierre Guédron (c1566 - c1620): Qu’on ne me parle plus d’amour, air de ballet (air de cour) tratto dal Ballet des inconstants (1608). Le Poème Harmonique, dir. Vincent Dumestre.

Qu’on ne me parle plus d’amour,
L’inconstance règne à la Cour,
Ô Dieux punissez ces âmes volages,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

Ces amants pour nous décevoir
Jurent Amour et son pouvoir:
Ô Dieux punissez ces âmes parjures,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

Ils n’ont de la fidélité
Sinon pour la déloyauté:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux que n’ont-ils leurs cœurs dans les yeux.

Ils feignent plus de passion
Lorsqu’ils ont moins d’affection:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

La foi de ces esprits moqueurs
Fuit par leurs bouches de leurs cœurs:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

Se questo brano vi è piaciuto, ascoltate anche Est-ce Mars? , un altro air de cour di Guédron: la sua melodia ha ispirato alcuni musicisti secenteschi che l’hanno utilizzata come tema per variazioni.


gallica

Ebbro di Luna

Arnold Schoenberg (1854 - 1951): Mondestrunken, Lied (n. 1) da Pierrot lunaire per voce femminile e ensemble da camera (1912) su liriche di Albert Giraud (1860 - 1929) tradotte in tedesco da Otto Erich Hartleben (1864 - 1905). Christine Schäfer, voce; Ensemble Intercontemporain, dir. Pierre Boulez.

Den Wein, den man mit Augen trinkt,
Giesst Nachts der Mond in Wogen nieder,
Und eine Springflut überschwemmt
Den stillen Horizont.

Gelüste, schauerlich und süss,
Durchschwimmen ohne Zahl die Fluten!
Den Wein, den man mit Augen trinkt,
Giesst Nachts der Mond in Wogen nieder.

Der Dichter, den die Andacht treibt,
Berauscht sich an dem heiigen Tranke,
Gen Himmel wendet er verzückt
Das Haupt und taumelnd saugt und schlürft er
Den Wein den man mit Augen trinkt.


Pierrot lunaire

Moon of Alabama

Kurt Weill (1900 - 1950): Alabama Song su testo di Bertolt Brecht (1898 - 1956), da Mahagonny (1927). Robyn Archer, voce solista; London Sinfonietta, dir. Dominic Muldowney.
Il testo originale, in tedesco, fu pubblicato nella raccolta di poesie Hauspostille (1927); non è chiaro se la traduzione inglese sia opera dello stesso Brecht oppure di Elisabeth Hauptmann (1897 - 1973), allora collaboratrice del drammaturgo tedesco.
La musica fu composta dallo stesso Brecht insieme con Franz Servatius Bruinier (1905 - 1928); venne poi modificata da Kurt Weill per essere inserita in due lavori nati dalla collaborazione con Brecht: il «Songspiel» Mahagonny (1927) e l’opera Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny (1930).

Show me the way to the next whisky bar,
Oh, don’t ask why,
For if we don’t find the next whisky bar
I tell you we must die.

Oh, Moon of Alabama,
We now must say good-bye.
We’ve lost our good old mama
And must have whisky,
Oh, you know why.

Show me the way to the next pretty girl,
Oh, don’t ask why,
For if we don’t find the next pretty girl
I tell you we must die.

Oh, Moon of Alabama,
We now must say good-bye.
We’ve lost our good old mama
And must have a girl,
Oh, you know why.

Show me the way to the next little dollar,
Oh, don’t ask why,
For if we don’t find the next little dollar
I tell you we must die.

Oh, Moon of Alabama,
We now must say good-bye.
We’ve lost our good old mama
And must have dollars,
Oh, you know why.


KW

Kurt Weill