Il rondeau del calumet

Jean-Philippe Rameau (25 settembre 1683 - 1764): Rondeau des sauvages («Forêts paisibles»), dall’ultimo atto delle Indes galantes (1735). Patricia Petibon, soprano (Zima); Nicolas Rivenq, baritono (Adario); Les Arts Florissants, dir. William Christie.


Lo stesso brano eseguito alla bersagliera, in concerto, dai Musiciens du Louvre diretti da Marc Minkowski, con i cantanti Magali Léger e Laurent Naouri.

Zima, Adario :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Zima, Adario :

Dans nos retraites, dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits!
Ciel, ciel, tu les as faites,
Pour l’innocence et pour la paix.

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Zima, Adario :

Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d’autres vœux?

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.


Les Indes galantes, frontespizio

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Interpretazioni del cucù

Louis-Claude Daquin (4 giugno 1694 - 1772): le Coucou, rondeau in mi minore, dalla 3a Suite del Premier Livre de pièces de clavecin (1735).


Segej Rachmaninov al pianoforte (registrazione del 1920).



György Cziffra al pianoforte (1982).



Trevor Pinnock al clavicembalo (1984).



Klaas Jan Mulder all’organo (1994).



Marie-Pierre Langlamet all’arpa (2015).


Coucou

Revecy venir du printemps

Claude Le Jeune (c1530 – 1600): Revecy venir du printemps, rondeau a 5 voci (1585) su testo di Jean-Antoine de Baïf. Suzie LeBlanc, soprano; Daniel Taylor, controtenore; Francis Colpron e Matthias Maute, flauti; Olivier Brault e Hélène Plouffe, violini; Susie Napper e Margaret Little, viole da gamba; Sylvain Bergeron, liuto; Vincent Dhavernas, percussioni.

Revecy venir du printemps,
l’amoureus’et bele saison.

Le courant des eaux recherchant
Le canal d’été s’éclaircit,
Et la mer calme de ces flots
Amollit le triste courroux.
Le canard s’egaye plongeant,
Et se lave coint dedans l’eau;
Et la grue qui fourche son vol,
Retraverse l’air et s’en va.

Le soleil éclaire luisant
D’une plus sereine clairté;
Du nuage l’ombre s’enfuit,
Qui se joue et court et noircit,
Et forêts et champs et coteaux.
Le labeur humain reverdit,
Et le pré découvre ses fleurs.

De Venus le fils Cupidon
l’univers semant de ses traits,
De sa flamme va réchaufer
Animaux qui volent en l’air,
Animaux qui rampent aux champs,
Animaux qui nagent aux eaux.
Ce qui mêmement ne sent pas,
Amoureux se fond de plaisir.

Rions aussi nous et cherchons
Les ébats et jeu du printemps.
Toute chose rit de plaisir
Célébrons la gaye saison.



Lo stesso brano adattato per ottoni e eseguito dal Saxon Brass Quintet.


Couperin il Grande – III

François Couperin (10 novembre 1668 – 1733): Le Tic-toc-choc, ou les Maillotins, rondeau, dal Troisième livre de pièces de clavecin (1722), Ordre XVIII, n. 6; eseguito al pianoforte da Alexandre Tharaud e visivamente interpretato dall’attore Boris Ventura Diaz e dal danzatore hip-hop Anthony Benchimol.
(Non è la prima volta che Cap’s Blog propone questo filmato: mi pare che meriti di essere visto di nuovo, almeno nel giorno del 350° compleanno di Couperin.)


Couperin, Ordre XVIII, n. 6