Più di una dea

Hayne van Ghizeghem (c1445 - ?): De tous biens plaine, chanson a 3 voci. Ensemble Perceval, dir. Guy Robert.
Questa chanson fu un vero e proprio hit del tardo Quattrocento: è infatti riportata da almeno venticinque raccolte musicali dell’epoca, fra le quali il celebre florilegio Harmonice Musices Odhecaton curato dall’editore italiano Ottaviano Petrucci nel 1501. Di Hayne van Ghizeghem non si hanno molte notizie: fu membro della cappella musicale e valet de chambre di Carlo il Temerario, che seguì nelle numerose campagne militari; poiché non v’è più traccia di lui dopo il 1472, è possibile che abbia perso la vita in quell’anno, forse durante l’assedio di Beauvais. Si è anche pensato che avesse abbandonato il suo signore per entrare al servizio della corte di Francia, ma in realtà non vi sono documenti che possano confermare questa supposizione.

De tous biens plaine est ma maistresse.
Chascun lui doit tribut d’onneur;
Car assouvye est en valeur
Autant que jamais fut deesse.

(Di ogni virtù è colma la mia signora. Ognuno le rende tributo d’onore perché ha in dote più pregi di quanti ne abbia mai avuti una dea.)


Il rondeau del calumet

Jean-Philippe Rameau (25 settembre 1683 - 1764): Rondeau des sauvages («Forêts paisibles»), dall’ultimo atto delle Indes galantes (1735). Patricia Petibon, soprano (Zima); Nicolas Rivenq, baritono (Adario); Les Arts Florissants, dir. William Christie.


Lo stesso brano eseguito alla bersagliera, in concerto, dai Musiciens du Louvre diretti da Marc Minkowski, con i cantanti Magali Léger e Laurent Naouri.

Zima, Adario :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Zima, Adario :

Dans nos retraites, dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits!
Ciel, ciel, tu les as faites,
Pour l’innocence et pour la paix.

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Zima, Adario :

Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d’autres vœux?

Chœur des Sauvages :

Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles, s’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.


Les Indes galantes, frontespizio

Interpretazioni del cucù

Louis-Claude Daquin (4 giugno 1694 - 1772): le Coucou, rondeau in mi minore, dalla 3a Suite del Premier Livre de pièces de clavecin (1735).


Segej Rachmaninov al pianoforte (registrazione del 1920).



György Cziffra al pianoforte (1982).



Trevor Pinnock al clavicembalo (1984).



Klaas Jan Mulder all’organo (1994).



Marie-Pierre Langlamet all’arpa (2015).


Coucou

Revecy venir du printemps

Claude Le Jeune (c1530 – 1600): Revecy venir du printemps, rondeau a 5 voci (1585) su testo di Jean-Antoine de Baïf. Suzie LeBlanc, soprano; Daniel Taylor, controtenore; Francis Colpron e Matthias Maute, flauti; Olivier Brault e Hélène Plouffe, violini; Susie Napper e Margaret Little, viole da gamba; Sylvain Bergeron, liuto; Vincent Dhavernas, percussioni.

Revecy venir du printemps,
l’amoureus’et bele saison.

Le courant des eaux recherchant
Le canal d’été s’éclaircit,
Et la mer calme de ces flots
Amollit le triste courroux.
Le canard s’egaye plongeant,
Et se lave coint dedans l’eau;
Et la grue qui fourche son vol,
Retraverse l’air et s’en va.

Le soleil éclaire luisant
D’une plus sereine clairté;
Du nuage l’ombre s’enfuit,
Qui se joue et court et noircit,
Et forêts et champs et coteaux.
Le labeur humain reverdit,
Et le pré découvre ses fleurs.

De Venus le fils Cupidon
l’univers semant de ses traits,
De sa flamme va réchaufer
Animaux qui volent en l’air,
Animaux qui rampent aux champs,
Animaux qui nagent aux eaux.
Ce qui mêmement ne sent pas,
Amoureux se fond de plaisir.

Rions aussi nous et cherchons
Les ébats et jeu du printemps.
Toute chose rit de plaisir
Célébrons la gaye saison.



Lo stesso brano adattato per ottoni e eseguito dal Saxon Brass Quintet.