Ricordo di Joseph Kosma a 50 anni dalla morte – II


Joseph Kosma (1905 - 7 agosto 1969): Les Feuilles mortes, chanson su testo di Jacques Prévert. Nelle due clip è interpretata rispettivamente dal mezzosoprano Patricia Hammond accompagnata al pianoforte da Zoë Mather, e da Yves Montand con anonimi strumentisti.
All’origine di questa chanson vi sono un tema strumentale tratto dalla partitura che Kosma aveva scritto per il balletto di Roland Petit Le Rendez-vous (1945) e un motivo desunto da uno dei brani che costituiscono il ciclo di mélodies Poème d’octobre, composto da Massenet nel 1876 su testi di Paul Collin.
Prévert, autore della sceneggiatura per Le Rendez-vous, e Kosma rifacendosi al ciclo di Collin e Massenet scrissero la chanson per Marcel Carné, che aveva espresso l’intenzione di ricavare dal balletto di Petit un lungometraggio, poi intitolato Les Portes de la nuit (Mentre Parigi dorme, 1946) e interpretato da Montand, al suo esordio cinematografico, con Nathalie Nattier, Serge Reggiani e Pierre Brasseur. Il film non incontrò il favore del pubblico, ma la chanson ebbe un grande successo internazionale.

Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux où nous étions amis:
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
– Tu vois: je n’ai pas oublié –
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
les souvenirs et les regrets aussi,
et le vent du Nord les emporte
dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois: je n’ai pas oublié
la chanson que tu me chantais.

C’est une chanson
qui nous ressemble:
Toi, tu m’aimais
et je t’aimais.
Et nous vivions
tous deux ensemble:
toi, qui m’aimais
moi, qui t’aimais.
Mais la vie sépare
ceux qui s’aiment
tout doucement,
sans faire de bruit,
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
les souvenirs et les regrets aussi.
Mais mon amour silencieux et fidèle
sourit toujours et remercie la vie.
Je t’aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t’oublie?
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Tu étais ma plus douce amie.
Mais je n’ai que faire des regrets.
Et la chanson que tu chantais
toujours je l’entendrai.

Di questo brano esistono innumerevoli versioni, fra cui una intitolata Autumn Leaves con testo inglese di Johnny Mercer: sciacquetta sentimentale tremendamente melensa, ben misera cosa rispetto ai versi struggenti di Prévert. Per quanto mi riguarda, trovo insopportabili anche tutti i rifacimenti in stile jazz, samba, flamenco e chi più ne ha più ne metta. Poi, à chacun son goût.


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Ricordo di Joseph Kosma a 50 anni dalla morte – I

Joseph Kosma (1905 - 7 agosto 1969): La Grande illusion, suite dalla colonna sonora dell’omonimo film (1937) di Jean Renoir. Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Bruno Fontaine.
La partitura originale è andata perduta durante l’occupazione nazista della Francia; Bruno Fontaine l’ha ricostruita a orecchio fra mille difficoltà.


La grande illusione