L’uomo che piaceva troppo

Michel Pignolet de Montéclair (1667-22 settembre 1737): La mort de Didon, cantata per soprano, archi e basso continuo (c1709). Agnes Mellon, soprano; Les Arts Florissants, dir. William Christie.

I. Lent, marqué et détaché
«Je ne verrai donc plus Enée!»
S’écria tristement Didon abandonnée,
«Il est donc vrai qu’il part?
Il fuit loin de ces bords,
Dieux que j’étois crédule!
Ô Dieux qu’il est perfide!
L’inconstant plus leger que le vent qui le guide
Me quitte sans regrets, me trahit sans remords.

II. Air lent
«O Toi, Déesse de Cithère,
Tendre Vénus, es-tu la mère
De l’ingrat qui m’a su charmer?
Non, non, il ne sait pas aimer.
Helas! Helas! Helas!
Pourquoi sait-il trop plaire?

III. Récitatif
«Infidèle, pourquoi quittez-vous ce rivage?
Les plaisirs et les jeux y voloient sur vos pas!
Pourquoi vouloir régner dans de lointains climats
Quand ma main vous offroit le sceptre de Carthage?
Perfide amant, funeste jour!
Faut-il que je trouve un volage
Dans le frère du tendre Amour?

IV. Vivement
Tirans de l’empire de l’Onde,
Grondez. Volez, vents furieux.
Élevez les flots jusqu’aux cieux!
Que tout l’Univers se confonde!
Tonnez, vengez mes feux trahis!
Justes Dieux, vengez mon injure!
Tonnez, embrasez un parjure
Dans le sein même de Thétis!

V. Récitatif
«Non, arretez.
Grands Dieux, gardez vous d’exaucer
Mon courroux légitime!
Laissez moi choisir ma victime:
Énée est dans mon cœur et je vais l’y percer.»
Sur un bûcher fatal, théâtre de sa rage,
Didon en ce moment se livre à la fureur.
Un fer, triste present que lui laisse un volage,
Un fer cruel lui perce enfin le cœur:
Mourante elle tombe, et son âme
Chérit encore l’ingrat qu’elle n’a pu toucher;
Elle expire sur le bûcher,
Le flambeau de l’Amour en alume la flamme.

VI. Air gai
Qu’il est dangereux
De se rendre aux vœux
D’un objet volage!
Un sensible cœur
Risque son bonheur
Le jour qu’il s’engage.
Que les seuls plaisirs
Fixent nos désirs:
Evitons les peines!
Amour, si les jeux
N’en forment les nœuds,
Je brise mes chaînes.


La Mort de Didon

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Valse oubliée (Petracchi 80)


Franco Petracchi (Pistoia, 22 settembre 1937): Valse oubliée per contrabbasso e orchestra. Alexandre Ritter, contrabbasso; Orquestra Sinfônica da Universidade de Caxias do Sul, dir. Manfredo Schmiedt.



Hans Werner Henze (1926 – 2012): Concerto per contrabbasso e orchestra (1966). Franco Petracchi, contrabbasso; Orchestra sinfonica della Rai di Roma.